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L’instinct en affaires : un atout sous-estimé à l’ère de la data

  • Photo du rédacteur: Melanie Roth
    Melanie Roth
  • 5 mai 2025
  • 2 min de lecture

Il y a quelque temps, quelqu’un m’a fait une remarque qui m’a interpellée : j’arrivais toujours à trouver la petite pépite chez mes clients, cet élément différenciateur qui permet de construire une stratégie marketing solide. Sur le moment, je n’y avais jamais vraiment réfléchi. Mais cette observation m’a poussée à me poser une question simple : comment j’y arrive ?


Ma première réponse aurait pu être : grâce à la data. Parce que je crois profondément à la puissance des faits, des analyses et des insights mesurables. J’ai toujours construit mes stratégies en m’appuyant sur des éléments concrets. Mais en y repensant, je me suis rendu compte qu’il y avait autre chose à l’œuvre.


Ce que je captais, avant même d’avoir tous les chiffres sous les yeux, c’était un signal, une impression, un ressenti. Quelque chose qui me disait : « creuse ici, il y a quelque chose ». Alors je me suis mise à lire sur l’instinct. Et j’ai compris que cette capacité à repérer rapidement ce qui fait la force d’un client ne venait pas de nulle part : elle venait de l’expérience.


L’expérience comme catalyseur de l’instinct


Avec le temps, à force de voir des stratégies réussir — et d’autres échouer — j’ai développé une sorte de raccourci mental. Un sixième sens alimenté par des années d’observation, de tests, d’erreurs, de discussions et d’intuition validée (ou invalidée) par la réalité du terrain.

Autrement dit, mon instinct est profondément ancré dans la data. Mais il agit parfois avant qu’elle ne parle. Il capte des signaux faibles, perçoit des connexions invisibles aux tableaux de bord, et me pousse à explorer des pistes que les chiffres ne pointent pas encore.


L’instinct n’est pas qu’une question d’expérience


Mais cela signifie-t-il que nous avons tous, à années d’expérience égales, cette capacité instinctive ? Pas nécessairement. L’un des facteurs clés, c’est l’écoute.


  • Écouter son environnement : Capter ce qui se passe autour de soi, les signaux faibles, les réactions subtiles, les non-dits.

  • S’écouter soi-même : Reconnaître cette petite voix intérieure qui, sans raisonnement formel, nous indique parfois la bonne direction.


Dans un monde où l’on valorise — à juste titre — les approches data-driven, on oublie parfois que ce sixième sens, lui aussi, se construit, se cultive… et se respecte.


Instinct + data, une alliance stratégique


Loin d’être opposés, instinct et data sont deux alliés puissants. Les meilleurs stratèges sont ceux qui savent croiser les chiffres avec leur capacité à ressentir. Qui lisent entre les lignes, comprennent les dynamiques humaines, et osent faire confiance à leur intuition — même (et surtout) quand elle devance les indicateurs.


Et vous, est-ce que vous écoutez votre instinct dans vos décisions ?

 
 
 

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© 2024 par Melanie Roth

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